L'enfant d'abord !
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Le nombre d’enfants de moins de cinq ans mourant aujourd’hui de causes évitables dans le monde a baissé de moitié par rapport à 1990, grâce à une action mondiale qui a amélioré la couverture et la qualité des soins de santé des mères et des enfants, des vaccinations, du traitement de la pneumonie, de la diarrhée, du paludisme et d’autres maladies mortelles. L’amélioration de la nutrition et de l’accès à la planification familiale a également permis de sauver de nombreuses vies.
Or, bon nombre des enfants parmi les plus pauvres restent vulnérables à toutes ces pathologies et à d’autres. L’absence de couverture sanitaire universelle, une alimentation inadéquate et l’eau non potable exposent les enfants les plus défavorisés aux plus hauts risques de décès. Les complications lors des accouchements et les infections des nouveau-nés pèsent aussi lourdement dans la balance. Sur les 5,9 millions de décès d’enfants estimés en 2015, près d’un million se sont produits le jour de la naissance et près de deux millions ont eu lieu au cours de la première semaine.
Un nombre croissant d’enfants vivent aujourd’hui dans des pays marqués par la fragilité et les conflits, dans lesquels ils ont quasiment deux fois plus de risques de mourir avant l’âge de cinq ans que les enfants vivant dans des environnements non fragiles. Ces décès résultent plus souvent de maladies, de malnutrition et de soins de santé inadéquats que de bombes ou de balles. Le conflit qui sévit au Yémen a par exemple tué directement plus de 1 500 enfants depuis mars 20158 et a contribué indirectement à 63 000 décès sur la seule année 2016.
L’Indice de privation de l’enfance montre que les plus forts taux de mortalité infantile se trouvent en Afrique subsaharienne, où les soins médicaux de base ne sont souvent pas disponibles, sont trop éloignés ou coûtent trop cher. En Angola, en République centrafricaine, au Tchad, au Mali, au Nigeria, en Sierra Leone et en Somalie, plus de 10 % des enfants n’atteignent pas l’âge de cinq ans. Cela équivaut au moins à 40 fois le taux enregistré en Finlande, au Japon, en Norvège et à Singapour, où moins de 0,3 % des enfants décèdent avant l’âge de cinq ans. Au niveau national, les plus forts taux de mortalité infantile sont généralement constatés au sein des groupes défavorisés, en particulier dans les familles pauvres et les minorités ethniques. En Indonésie, aux Philippines et au Sénégal, par exemple, les enfants les plus pauvres ont trois fois plus de risques de mourir avant l’âge de cinq ans que les plus aisés. Au Cambodge, les plus pauvres ont quatre fois plus de risques de mourir que les plus aisés. Au Vietnam, les taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans au sein des minorités ethniques sont plus de quatre fois supérieurs à ceux enregistrés au sein du groupe ethnique majoritaire kinh (53 décès pour 1 000 naissances vivantes contre 12).
Les enfants nés de mères ayant un faible niveau d’éducation meurent également plus nombreux. Au Nigeria, par exemple, les enfants nés de mères n’ayant aucune éducation formelle ont environ trois fois plus de risques de mourir avant l’âge de cinq ans que les enfants dont les mères ont suivi des études au-delà de l’enseignement secondaire.
Voir le Rapport intégral publié par Save The Children (version en français)