Utilisation incontrôlée de pesticides, recours inapproprié aux engrais chimiques, mauvaise gestion des emballages de produits phytosanitaires… Certaines pratiques agricoles exposent les populations, notamment les enfants, à des risques sanitaires et contribuent à la dégradation de l’environnement. Pourtant, des alternatives existent, mais restent encore peu connues et insuffisamment adoptées.
Pour un acteur de la protection de l’enfance, la question agricole ne concerne pas uniquement la production alimentaire. Elle touche aussi à la santé des enfants, à leur cadre de vie et à l’avenir des ressources naturelles dont ils dépendront demain. L’exposition aux pesticides, notamment en cas de manipulation sans protection ou de contamination de l’eau et des aliments, peut présenter des risques importants pour leur santé.
Face à ces enjeux, l’agroécologie offre des pistes concrètes : compostage, fertilisation organique, lutte biologique contre les ravageurs et pratiques de conservation des sols. Encore faut-il que les producteurs disposent des connaissances et des moyens nécessaires pour les mettre en œuvre.
C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet « Les Enfants et les Jeunes Acteurs de la protection de l’environnement et du Climat dans les écoles et dans les Communes » (EJAPEC), mis en œuvre par CREUSET TOGO avec le financement de la coopération allemande (BMZ) et de Kinderrechte Afrika e. V. (KiRA).
Dans la commune de Kozah 2, 40 jeunes ont été formés aux pratiques agroécologiques les 15 et 16 octobre 2026. Les 19 et 20 octobre, 20 parents modèles ont également bénéficié d’une formation et reçu des équipements agricoles pour expérimenter les techniques apprises et accompagner 100 autres parents.
Protéger l’enfance, c’est aussi agir sur les pratiques qui façonnent son environnement. En faisant connaître des alternatives agricoles plus respectueuses de la santé et de la nature, CREUSET TOGO entend contribuer à un avenir où produire de la nourriture ne se fait pas au détriment de la santé des populations ni des générations futures.
JOEL BATONA, Chef projet

















